Afrique du Sud: Poursuite des attaques contre les ressortissants étrangers
26 février 2010

«Il est regrettable que ces attaques menées contre les maisons et les commerces des migrants, parmi lesquels il y a des réfugiés, continuent alors que les frustrations engendrées par la mauvaise gouvernance et l'absence de services se retournent contre ceux qui ont des commerces florissants et qui ne sont pas perçus comme des membres à part entière de la communauté» a déclaré David Holdcroft, suite à des récents rapports concernant des attaques menées dans le township de Balfour, dans la province de Mpumalanga, et dans le township d'Atteridgeville près de Pretoria et Polokwane.

«Le JRS a demandé à des  écoles de formation professionnelle d'accepter un certain nombre de demandeurs d'asile pour une formation ou pour un emploi. Hier, la directrice de l'une de ces écoles nous a dit qu'elle ne pouvait pas prendre plus d'un réfugié pour 12 Sud Africains et que dans certaines classes elle ne pouvait en prendre aucun car, et ce sont ses propres mots, les réfugiés ont un niveau bien supérieur à celui des plus pauvres des autochtones. Les faire bénéficier d'une préférence pour répondre à leurs besoins ne ferait que créer un ressentiment qui pourrait s'avérer dangereux pour les réfugiés.» C'est ce qu'a déclaré le père Holdcroft, en se référant à de récentes expériences montrant combien les demandeurs d'asile et les réfugiés ont du mal à s'intégrer dans le pays.

L'ambivalence des médias


La situation est particulièrement difficile pour les Zimbabwéens, dont le nombre est estimé à 1,2 millions dans le pays, et qui sont pour la plupart sans papiers. Ils sont perçus comme des migrants volontaires, et ce bien que le gouvernement zimbabwéens soit dans l'incapacité à répondre à leurs besoins, les forçant de ce fait à fuir leur pays.

Les lois internationales font montre de la même ambivalence, car elles ne les considèrent généralement pas comme des réfugiés. Ceci dit, les 320.000 réfugiés vivant en Afrique du Sud, dont plus de la moitié sont des Zimbabwéens, ce qui place le pays au premier rang mondial des demandes d'asile.

Et pourtant, continue le père Holdcroft, cette ambivalence contribue au fait que cette question est rarement mentionnée dans les médias mondiaux.

Cette année, le JRS Afrique du Sud a lancé un travail avec les communautés dans lesquelles sont installés des demandeurs d'asile pour construire la communauté en leur donnant une aide économique et sociale.





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